Les produits du terroir

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Terroir, AOC, AOP et autres appellations dans le même goût sont parfois un peu floues pour le consommateur qui, à raison, ne distingue pas les subtilités des différentes appellations. Pourtant, si chaque vocable existe, c’est parce qu’il correspond à une réalité différente qu’il convient de comprendre à l’heure de faire le choix, lors par exemple, de l’achat d’un panier gourmand avec des produits artisanaux. Consommer des produits du terroir assure une meilleure tracabilité des aliments. On parle souvent de circuit court, c’est à dire des produits plus prochent des consommateurs, où seul un intermédiaire les sépares du producteur. Acheter des produits fermiers et artisanaux comme le foie gras est un gage de qualité.

Définition

Le terroir se définit comme un lieu géographique, de faible envergure, se reconnaissant à une pratique agricole commune sur quelques villages. Un terroir se définit par exemple par un même type de sol sur une étendue recouvrant quelques villages ou une même caractéristique physique comme une vallée dans un paysage montagneux. Cette région naturelle, par opposition à la région administrative, se définit par son sentiment d’appartenance de ceux qui y habitent. Le mot est souvent utilisé pour désigner l’origine géographique d’une spécialité culinaire.

Appellation

L’IGP, l’indication Géographique Protégée, est un label européen qui permet de définir un produit par son origine géographique. Il faut que le nom du produit comporte son origine, le nom d’une ville, d’un lieu, pour que celui ci soit protégé ce label. Par exemple, les vins de pays sont des IGP et ne peuvent donc pas être produits n’importe où pour répondre à cette norme. L’AOP, l’appellation d’Origine Protégée va plus loin. Elle définit les produits non seulement par rapport à leur lieu d’origine géographique mais c’est toute la chaîne de production qui doit se faire dans une zone définie. Bien sûr, l’AOP concerne que les produits qui sont élaborés de façon non industrielle. On comprend donc qu’il s’agit d’un label plus qualitatif car il ne se contente pas de protéger un nom lié à une région géographique mais protège le produit dans son élaboration. Ainsi, il y a 45 AOP françaises dans les produits issus du lait. Le beurre et la crème d’ISigny Ste Mere, le Pont-L’évêque ou le Laguiole ne peuvent donc qu’être produits dans la ville d’origine.

AOP et AOC

L’AOC, l’appellation d’Origine Contrôlée est un label français. Il recoupe assez précisément l’AOP qui lui est un label européen. Les directives d’harmonisation européenne font en sorte qu’un produit AOC soit maintenant aussi un produit AOP. Définissant son origine géographie, l’ancienneté des techniques traditionnelles de production et sa particularité régionale, l’AOC c’est la certitude de toujours trouver un produit de qualité. Bien que l’AOC concerne aussi bien le vin que les fromages, le miel ou les fruits et légumes, c’est la production vinicole qui est le plus particulièrement mise en valeur. Le premier AOC fut celui de Châteauneuf-du-Pape. Les autres grands vins sont aujourd’hui sous le coup d’une AOC qui permet de garantir que leur nom soit synonyme de qualité et non pas repris à tort et à travers.

Les produits du terroir ont le vent en poupe

Les Français sont de plus en plus à la recherche de bon produits, des aliments et des recettes qui sentent bon les souvenirs d’enfance ou de leur région natale. Un engouement qui a donné naissance à des ventes et opérations promotionnelles organisées par des producteurs locaux, fermiers et petites entreprises alimentaire, puis rapidement la grande distribution a pris le relais en proposant de plus en plus de produit de nos régions dans leur rayons. Néanmoins on n’a pas toujours un centre commerciale à proximité et les épiceries fine en ligne l’ont bien compris en proposant un large choix de produits du terroir, directement accessibles depuis votre canapé. Le luxe de pouvoir se faire livrer de bon produits ou encore de faire plaisir avec des paniers gourmands remplis de saveurs authentiques.

DLC et DLUO

Tout le monde le sait, les denrées alimentaires ont une “date de péremption”, c’est obligatoire. Mais ce qu’on sait moins, c’est qu’il existe en réalité 2 types de date sur les emballages, selon le produit: la DLC (Date Limite de Consommation) et la DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale), et ces 2 dates ont des significations tout à fait différentes.

La Date Limite de Consommation

En effet, la DLC indique la date au delà de laquelle le consommateur prend le risque d’être malade s’il consomme tout de même l’aliment. Elle est souvent indiquée sur les emballages par “à consommer avant le” ou “à consommer jusqu’au”, et les grandes surfaces n’ont pas le droit de vendre les produits dont la DLC est dépassée. Elle concerne les produits périssables qui comportent donc un risque pour la santé si l’on attend trop pour les consommer, et son indication est obligatoire pour ces produits. Attention, elle n’est valable que si les consignes de conditionnement ont été respectées (notamment la chaîne du froid), dans le cas contraire le produit peut être dangereux à consommer même avant la date indiquée. Pour résumer la DLC indique la date à partir de laquelle le produit est supposé pouvoir contenir trop de microbes pour être sain, il est alors qualifié de périmé. Les produits concernés sont par exemple les produits carnés (viande, charcuterie..), les yaourts et d’une façon générale les produits frais… La DLC est donc indiquée précisément, avec un jour, un mois et une année. La durée de conservation, dont dépend la DLC, est fixée par la réglementation pour chaque type de produit.

La Date Limite d’Utilisation Optimale

La DLUO, elle, indique que le produit sera de moins bonne qualité une fois la date passée, mais en aucun cas qu’il peut rendre le consommateur malade. Elle est indiquée sur les emballages par “A consommer de préférence avant le”, et cette petite précision “de préférence” est très importante. Cela signifie bien qu’il est préférable que le client consomme le produit avant la date, pour profiter d’une meilleure qualité de produit, mais ce n’est pas du tout un impératif, contrairement à la DLC. Une fois la DLUO dépassée, le produit n’aura plus toutes ses propriétés d’origine (goût, texture, valeurs nutritives…). La DLUO concerne les produits de conservation, par exemple les biscuits qui, une fois la date dépassée, seront moins croustillants, ou le café qui, une fois la date dépassée, a moins d’arômes. Les grandes surfaces ont le droit de continuer à vendre ces produits une fois la date dépassée, il fleurit même avec la crise des grandes surfaces spécialisées dans les produits dont la DLUO est dépassée et qui cassent les prix pour attirer les consommateurs. Les produits concernés par la DLUO sont les sucreries, les biscuits, les pâtes… La DLUO est, selon la durée de consommation, indiquée par un jour, un mois et une année, ou bien juste un mois et une année, voire même seulement une année pour les produits à longue conservation.